Vous avez vu : nous avons changé la photo du titre. Fort classique mais symbolique ! Vous avez reconnu Uluru, ou Ayers Rock : un gros rocher touristique pour les uns, un lieu hautement sacré pour les autres… La ballade de 3 h tout autour du “caillou” nous a fait ressentir son caractère sacré… De près, le monolithe n’est plus du tout unicolore (il y a quelques peintures rupestres), ni uniforme. Marc, on peut te dire qu'ici la poésie des couleurs est fameuse ! Les reliefs variés laissent entrevoir les effets du temps, les formes qui se devinent rappellent les croyances des Aborigènes… Certains lieux sacrés sont d’ailleurs interdits de photo : sur le versant nord apparaît notamment un long serpent venu de l’Occident. Par contre, au sud, se dessinent les ombres des touristes qui escaladent le rocher, le long d’un “sentier des ancêtres” bordé de plaques commémoratives de ceux (les touristes, pas les ancêtres...) qui sont morts là. D’ailleurs, les Aborigènes préviennent : “nous souhaitons que vous n’escaladiez pas ce lieux qui est sacré pour nous, mais si vous le faites, ne mourrez pas car nous n’aimons pas cela”. Encourageant...
A quelques kilomètres de là : les Olgas ou Kata Tjuta. Il y a des milliers d’années, elles avaient la même apparence qu’Uluru. Mais l’érosion a accompli une grande part de son travail : ainsi, nous pouvons apercevoir le coeur d’Uluru avant qu’il se révèle…
Seconde étape dans le centre : le King’s Canyon. Moins connu, nous ne savions pas à quoi nous attendre mais la surprise fut de taille. Nous avons longé ce canyon et sommes même descendu un instant pour apprécier le calme de son “jardin d’Eden”, un point d’eau qui porte bien son nom.
Après 300 bornes en voiture (à ce propos, sur la route vers King’s Canyon, nous avons croisé une vaches, deux chevaux sauvages, dont un a traversé devant nous, sans compter les kangourous le long des routes… ça change des sangliers !) - dont une centaine en rallye (encore une vache, un autre kangourou et cette fois aussi un dingo) -, nous sommes arrivés à Alice Spings, presque au centre du pays. Acheter notre didjeridoo (concert à Ougrée quand on rentre), manger un bout, et servir de taxi à un aborigène du coin dont l’accent rendait ses paroles peu compréhensibles (pire que les Texans, ces gars là), et hop au lit !
Et aujourd’hui, nous voilà à Darwin. Nous
avons fait une ballade pour découvrir la ville (elle semble
neuve car elle a été détruite en 1974 par
l'ouragan Tracy - quelqu'un s'en souvient ?). Mais surtout, il y a
l’hôtel dont la piscine est dans la continuité
du jardin d’Eden : entourée de quelques vieux
grassouillet (c’est pas ça qui fait son charme mais
bien son calme
) mais
surtout de palmiers et bananiers en fleurs, au soleil (plus de
30°), elle se trouve juste en face de notre petit bungalow
où nous venons de nous faire un bon barbecue à
l’Australienne en sirotant une Foster’s (bière
d’ici) après la bouteille de champagne offerte par
Continents Insolites (l’agence de voyage avec laquelle on est
parti ici) et avant de grignoter un paquet de marshmallow...
Tranquille quoi !

Maman Jane
mer 25 jui 2007 03:18