Accueil Date de création : 07/07/06 Dernière mise à jour : 07/07/26 15:01 / 15 articles publiés
 

Des jenecomprendspas  posté le vendredi 13 juillet 2007 11:28

7h15, le mini car vient nous chercher à l’hôtel pour une journée “nature”. Le guide Eric profite du trajet pour nous expliquer un tas de choses sur l’Australie : comment avoir la nationalité et travailler ici, que nous sommes dans les derniers jours des vacances d’hiver, et que “kangourou” est un mot aborigène. Les premiers colons ont demandé aux natifs comment s’appelait ce drôle d’animal, et les indigènes répondaient “kangouroo”, autrement dit “je ne comprend pas”. Bref, un trajet très instructif, d’autant plus que c’est un guide francophone; mais ça implique un mini bus rempli de Français qui s’intéressaient plus à l’image des frenchies en Australie ou à la comparaison avec voyage déjà fait (histoire de frimer avec ces voyages) qu’à l’Australie elle-même - sans oublier leur légendaire humour ! Heureusement, c’est surtout Eric qui parlait (mise à part cette géniale pause “déjeuner” où nous étions tous à la même table, youpi).

Nous nous rendons aux Blue Mountains qui tiennent leur nom des particules d’eucalyptus qui, dans l’air, donnent au paysage un teint bleuté. Ces montagnes ont longtemps constitué une barrière physique et psychique pour les premiers colons qui n’ont pu les traverser que lorsqu’ils ont pris conseil chez Aborigènes. Une fois passé, les forçats qui avaient construit la route, ont reçu des terres, construit des villages (le premier s’appelait Hartley, peut-être un rapport avec la série TV ?)… et virer les Aborigènes. Sympa comme merci !

Lors d’une pause café, nous avons pu approcher des “je ne comprends pas” sauvages. On était à 2 mètres d’eux, et ils se laissaient photographier tranquillement. Le tout rythmé par le chant pas du tout mélodieux des cacatoès et la chapardise d’un oiseau au bec jaune. Virginie, en train de prendre tranquilou une photo, s’est fait chiper un morceau de biscuit australien par le volatile… Entre gourmands, la bataille fait rage !!!

Ensuite, panorama sur les Three Sisters (mais elles sont en Belgique !?), trois pointes rocheuses dont la légende dit qu’il s’agit de trois jeunes filles transformées ainsi pour les empêcher de fréquenter trois garçons d’une autre tribu. Mais comme le sorcier est mort avant de les ramener à leur humanité, elles glandent toujours à l’heure actuelle. Quelqu’un peut les aider ?

On termine avec la visite du Featherdale Wildlife Park où on a pu voir (et parfois même toucher) quelques unes des 50 sortes de “je ne comprends pas”, caresser un koala qui n’avait pas l’air de comprendre grand chose non plus (stone de chez stone) et prendre en photo des diables de Tazmanie teigneux à mort, et… des dingos ! Mais bon, c’est quand même un zoo, et voir des oiseaux en volière (rien à voir avec Paradiso) et des animaux en enclos, c’est quand même moins bien qu’en liberté, comme au matin.

Sur le retour, brève ballade dans le village olympique avant une soirée qui ne fait que commencer…

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Nos premières heures à Sydney  posté le jeudi 12 juillet 2007 14:11

Après 10 heures à 10 km du sol et des contrôles à l’aéroport toujours plus poussés, nous sommes enfin arrivés à Sydney. Une pancarte nous attend : “Monsieur et Madame Ismeni” (on commence à prendre l'habitude : Michaël pense échanger son abonnement TEC pour un chauffeur privé), avec derrière notre chauffeur en costard (la classe, quoi !) qui nous conduit à notre hôtel (encore plus classe) mais où aucune chambre ne nous attend…

Encore des ennuis vous dites-vous ? Non, juste quelques heures dans l’attente qu’une chambre se libère à midi et cerise sur le gâteau, elle est en face de la piscine et du jacuzi, et une bouteille de champagne made in ici nous y attendait dans son bain de glaçons.  Le temps de déjeuner et de commencer notre visite de la ville. Après 29 minutes de marche, nous ne réalisons pas encore qu’enfin nous sommes en Australie… Par contre, à la 30e minute est apparu l’Opéra (et le chant des petits poissons… ceux qui ont vu Némo voient de quoi il s’agit ) et là nous avons pris conscience de la chance que nous avons. Une 1/2 heure a suffit pour que Sydney apparaisse à Virginie comme la plus belle ville du monde et elle est prête à détrôner San Francisco dans le coeur de Michaël,. Tout ce que nous avons vu le reste de la journée renforce ce sentiment.

A première vue, les Sydneysiders sont cools, plutôt sympas (un gars qui croyait qu'on le regardait nous a spontanément proposé son aide) et accueillants. La ville quant à elle, est d'une propreté incroyable (même les arbres sont blancs !), avec des feux rouges extraterrestres ("piouuuuuu tak tak tak tak tak... ", un peu comme à Dublin), dont l'architecture fort en hauteur évidemment n'a rien d'oppressant et ménage même quelques belles surprises toutes en rondeurs. Comique : des Aborigènes qui jouent du didgeridoo avec une boîte à rythme techno et boivent du coca, et un spectacle des Power Rangers live inoubliable ! 

Une dernière chose : ici, c'est l'hiver à 15°. Il fait noir à 17h30 et les Australiens portent des gants et des bonnets, ou sont en shorts et tongs ! On a encore des choses à comprendre ici (pourquoi les Burger Kings s'appellent-ils Hungry Jack's )

Merci pour tous vos messages qui nous font bien plaisir. Un petit bout de nous reste un peu en Belgique et un peu de vous nous accompagne. 

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A la Cité des Anges  posté le jeudi 12 juillet 2007 13:50

Notre guide thaïlandaise, au nom imprononçable mais qu’elle traduit par “Miel” (car les francophones, incapables de respecter l’accentuation complexe du thaïlandais, l’appellent “pipi”), nous emmène dès 7h30 visiter (une petite partie de) Bangkok, dite “La Cité des Anges”.

Dans le van, elle nous explique l’importance qu’a le roi dans la vie des Thaïlandais. Ils l’aiment et le respectent tel un père. Et ils l’expriment cet amour ! Des Long live the King à tous les coins de rue, des autels et offrandes à son honneur en ville mais aussi dans les hôtels, pas un sous (baht) sans sa tronche dessus… Mais surtout, ils portent des t-shirts jaunes (le couleur du lundi, le jour de la naissance du souverain) avec l’écusson de la dynastie. Miel nous dit qu’elle trouve très comique de voir des touristes acheter ces t-shirts sans rien en savoir… Nous ne lui avons pas avoué que nous avions failli en acheter un la veille, croyant qu’il s’agissait peut-être d’une vareuse de foot...

Pour commencer, petite croisière sur une espèce de gondoles avec un moteur de… camion, sur le fleuve Chao Praya et ses canaux (les khlongs) qui serpentent entre des maisons en bois des plus pauvres et les habitations en béton des plus riches. Le tout sur pilotis et ponctué tous les 300 mètres par des temples dorés et colorés. Ces derniers sont entretenus par les offrandes des habitants qui semblent donc préférer avoir des temples somptueux à une isolation minime de leur maison… Dans l’eau, des énormes poissons-chat et des varans ! (ou iguane ? en tout cas c’était gros!)

Nous avons ensuite visiter trois magnifiques lieux : le temple Wat Arun décoré de porcelaine venant d’assiettes et plats (Gaudi n’a rien inventé…), le Wat Pho qui abrite un Bouddha couché couvert d’or de 46 mètres de long, et le Wat Phra Kéo, le temple et palais dans lequel les rois thaïlandais ont vécu durant plusieurs générations et qui aujourd’hui sert pour les cérémonies officielles mais également comme “chambre d’ami” pour les invités de marque.

Ensuite, petit tour sur un marché local, histoire de nous faire comprendre qu’on a la tronche du touriste pigeon à qui on peut vendre le truc le plus kitsch. Grâce à Miel, on ne tombe pas dans le panneau mais on apprend tout de même que nombreuses de ces “babioles” sont en fait chinoises ou d’autres provenances. Par exemple, le Bouddha chinois est celui qu’on retrouve le plus souvent en Europe, à savoir énorme et jovial. Le Bouddha thaï est bien plus classe : dans la finesse, sa caractéristique principale est la sérénité de la méditation.

On a terminé la journée par la visite de la belle maison d’un Américain à Bangkok : Jim Thompson qui a accumulé une fameuse collection d’objets thaïs, indonésiens, chinois, khmers… et même un lustre belge ! Un petit musée bien sympa, dans sa maison, qui est elle-même une pièce du musée. En effet, celle-ci est constituée de plusieurs habitations thaï qu’il a démontées et rassemblées dans un mélange d’architecture orientale et occidentale. Quelques achats de souvenirs (avec Miel qui avait déjà marchandé pour nous pendant notre visite) avant de reprendre l’avion pour Sydney !

Miel nous a vraiment donné l’envie de revenir ici pour connaître mieux la culture thaï. On se l’est déjà promis, d’autant que la vie est vraiment pas chère là-bas. Pour ce qui est du climat, Michaël a moyennement apprécié la trentaine de degrés dans une humidité très lourde, Virginie a quant à elle adoré bien qu’elle comprenne mieux maintenant pourquoi le talc en Thaïlande est un produit de beauté et non un produit pour les bébés.

Bangkok est une ville hybride, entre des buildings hypermoderne, des avenues immenses bouchonnées de voitures, motos, touk touk, mais aussi et surtout des petites gens plus pauvres, dont les maisons s’entassent le long des voies ferrées, tombent quasi en ruine. Une ville où la religion et les superstitions sont omniprésentes, où les étudiants universitaires portent encore l’uniforme, où Ronald McDonald salue à la thaïlandaise (joignant les mains et baissant le tronc). Bref, une ville (un pays) qui mérite certainement plus qu’une journée (merci encore British Airways !!! )

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"It's your lucky day !"  posté le mardi 10 juillet 2007 17:28

Ca commence fort, le voyage de noces… Entre des hauts et des bas, on ne peut pas dire que les aéroports nous fassent planer jusqu'ici !

Notre voyage australien qui devait passer par une étape thaïlandaise à Bangkok, a en réalité, commencé à… Londres ! Un avion qui a du retard à Bruxelles et voilà notre correspondance vers Bangkok qui s’envole sans nous…

On vous passe les explications diverses et vagues qu’on nous a données à Londres… Bref, nous nous sommes retrouvés avec une chambre d’hôtel, tickets de métro et repas payés par British Airways (manquerait plus que ça !) pour une nuit et une journée londiennes. Le problème, c’est que nos bagages sont restés à l’aéroport (en espérant qu’ils ne soient EUX pas partis pour Bangkok à l’heure prévue). Et donc, le gentil monsieur de BA nous a offert une petite trousse avec un joli T-shirt blanc, et de jolis flacons pour nous rafraîchir. Mais évidemment, pas de chaussettes, ni de caleçon ou culotte… Bonjour la fraîcheur (Michaël n’avait pas voulu prendre un caleçon et des chaussettes dans son sac à dos pour “conjurer le sort”   Bien vu !)

Lundi donc, visite à la Reine, à Gordon Brown, à Big Ben et à Notting Hill. Il est clair que Londres dépayse moins que Bangkok, mais comme Virginie n’y avait jamais été, les dégâts étaient minimes… jusqu’à nouvel ordre.

Le soir, nous sommes bien à l’heure pour nous enregistrer sur le vol de Bangkok. Nous y apprenons que nous ne serons pas assis l’un à côté de l’autre. Pas devant/derrière; pas non plus d’un côté ou de l’autre de l’allée… Non, non à une dizaine de rangées d’écart. Personne à câliner ou avec qui discuter, aucune épaule pour se reposer, bref un vol de 11h qui s’annonce magnifique. Tout cela sans avoir eu de nouvelles de nos bagages…

Heureusement, de gentils voyageurs ont vécu ce jour-là la même histoire que nous hier. Comme ils ont raté leur correspondances, des places dans l’avion se libéraient et nous nous sommes retrouvés assis l’un derrière l’autre. Il ne nous restait plus qu’à demander à nos voisins d’échanger leur place… et le tour était joué. Onze heures côte-à-côte, ça vous change un vol. D’autant qu’on a eu l’impression que le gars qui a échangé sa place avec Virginie s’est lancé dans un plan drague aérien avec sa nouvelle voisine…

Arrivés à Bangkok, voici venu le temps de la vérité : nos bagages nous ont-ils suivis ou allons-nous être obligés de nous refaire une garde-robe ici ? Réponse affirmative à 50%. Seul celui de Virginie est arrivé à bon port, en même temps que nous. Celui de Michaël était toujours en vadrouille… Juste le temps d’acheter trois T-shirts et des slips qu’on recevait un coup de fil à l’hôtel de l’aéroport pour nous signaler qu’il était bien là en fait. A 22h20 le sac nous a rejoint… Les espoirs n’étaient pas vains, ouf !

Dans le métro de Londres, en route vers Heathrow, une Anglaise, à qui nous avons demandé si la ligne s’arrêtait bien au bon terminal, nous a dit que normalement non, mais que celle-ci justement s’y arrêtait. “It’s your lucky day”, a-t-elle conclu. C’était hier soir… Est-ce que c’est ça l’humour anglais?

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Bienvenue !  posté le vendredi 06 juillet 2007 23:14

Ben voilà... Nous sommes entrés dans notre 21e siècle. Enfin !, diront certains du côté de Seraing.

Toujours allerte, Nathalie nous a proposé de réaliser un blog de notre voyage australien pour que tout le monde puisse en profiter à sa manière... Une excellente idée que nous mettons en pratique... Voici donc notre "Nocetralie" (bravo à Nini pour ce joli mot-valise), journal de voyage de deux jeunes mariés au pays des kangourous.

Nous espérons que les phrases que nous coucheront ici traduiront au maximum ce que nous vivrons là-bas. Et que vous les apprécierez à la juste valeur !

PS : maman Jane, ça va te donner envie d'apprendre à te connecter !

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